"LES YEUX SECS" d'Arnault CATHRINE

Publié le par Moby Dick-Ens

J'ai lu ce livre après en avoir entendu parler à la radio... Les thèmes abordés sont ceux que j'apprécie dans la littérature : la guerre, la vie des civiles... et le tout écrit par  un écrivain de la "nouvelle vague" => le bonheur !

Ce roman, court, raconte l'histoire d'un frère et d'une soeur qui vivent sur les cadavres de leurs parents et se font passer pour mort, après la fusillade qui a eu lieu dans leur maison. Ils vivent dans la peur, à chaque instant. Le narrateur, Odell, un adolescent, nous décrit sa vie durant quelques jours. Comment tout est arrivé, comment chaque jour sa soeur Hamjha et lui se recroquevillent sur les corps décharnés de leurs parents, afin que les soldats ne se rendent pas compte de leur tromperie.  En fait, l'histoire, c'est "juste ça". Mais il y en a assez. Suffisamment pour ne pas nous plonger dans une horreur complète. Suffisamment court, donc, pour dire ce qu'il y a a dire, et c'est déja beaucoup !
Un roman pertinent, au goût âcre et de plomb, qui laisse une saveur amère dans la bouche. Un premier roman pour Arnaud Cathrine... mais qui est loin d'être le dernier, et qui nous ouvre les portes sur un nouvel univers romanesque.

Voici le résumé :

A 24 ans, Arnaud Cathrine publie son premier roman : Les yeux secs, un récit émouvant sur la survie clandestine de deux adolescents, Odell et Hamjha, le frère et la sœur, dans un pays en pleine guerre civile. Un jour de février, la milice a fusillé tous ceux qui étaient sur la liste. La liste noire à laquelle certains ont échappé au prix d'une collaboration active, et qui décide froidement du sort des opposants, mettant la mort en marche irrémédiablement. Dans le hall d'une maison, quatre corps gisent sur le sol, "un homme et une femme d'une cinquantaine d'années et deux adolescentes" ; quelques heures après la fusillade, les corps des deux parents sont emportés par la milice, et les adolescents, qui ont feint leur propre mort, se sont cachés au grenier. Commence alors une clandestinité oppressante, au silence mêlé de peur désarmante et d'espoir perdu.

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Publié dans Livres en Français

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A
D'Arnaud Cathrine, j'ai lu et beaucoup aimé "L'invention du père" (Points).
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