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Bienvenue à vous sur la nouvelle version de "Bookiweb". J'aime lire, et surtout partager mes coups de coeur avec vous.  J'espère que vous aimerez vous ballader sur ces pages et pourquoi pas trouver votre bonheur ! Pour le moment je laisse pas mal de résumé et de courts commentaires, vous je vais tenter au fur et à mesure d'argumenter et d'augmenter un peu plus mes critiques... En espérant de vous revoir bientôt, n'hésitez pas à revenir faire un petit coucou et laissez vos commentaires !!!


Kévin

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Interviews d'écrivains

Samedi 12 août 2006

Après mon commentaire sur son roman Accès direct à la plage , je tenais à partager avec vous cette interview de Philippe Blondel, trouvée sur le très bon site : www.benzinemag.net ...

Auteur d'un livre choral aux personnages et situations multiples et entremêlées (Accès direct à la plage), Jean-Philippe Blondel, professeur à Troyes, nous parle de ses motivations et inspirations d'écrivain, et nous livre aussi quelques-unes de ses influences et son goût pour la nature humaine.

 

Qu’est ce qui vous a poussé à écrire ?

A écrire, en général, je ne sais pas très bien, c’est là depuis si longtemps… à écrire ce livre en particulier, ce sont des vacances en Bretagne qui ne se sont pas très bien passées parce que la propriétaire de la maison que nous louions n’arrêtait pas d’intervenir dans nos conversations pour raconter sa vie, elle a donné naissance à ce personnage finalement beaucoup plus attachant que son inspiration humaine – Natacha/ Maud/ Danièle

 

Pourquoi avoir choisi le mode « choral » avec une multiplication de personnages et d’endroits imbriqués ?

Je tenais absolument à écrire un roman à la fois très facile d’accès (quant au style) et plus ludique et agaçant quant à la structure – afin d’obliger le lecteur qui voudrait dévorer à revenir en arrière ou à relire une deuxième fois. Je voulais aussi les côtes françaises – le reste s’est créé au fur et à mesure – comme un puzzle.

 

Les villes de villégiature côtières semblent avoir votre prédilection. D’où vous vient ce goût-là ? Connaissez-vous les quatre endroits physiquement ? Y avez vous écrit le livre par exemple ?

Je connais évidemment ces quatre stations balnéaires et elles me rappellent, toutes, des souvenirs particuliers. J’étais à Capbreton en 72, à Hyères en 82, etc... mais l’autobiographie s’arrête là. Le goût de la mer ? Qui ne l’a pas ? A fortiori quant on habite l’Est – même si je suis très attaché à ma région.

 

Le livre est court, réussissant en quelques lignes à forger un personnage et son caractère et on vous sent assez en empathie avec tous vos personnages. Comment avez vous travaillé à ce roman (plan, schéma ou invention progressive ) ? Cela vous a t-il pris beaucoup de temps ?

J’aime le mot empathie. Je pense qu’il est essentiel dans l’écriture – je supporte mal la distanciation et l’ironie – à moins qu’elle ne soit tendre. Nous faisons tous partie d’une humanité et, comme l’écrit Bouvier dans les Chroniques Japonaises, «  courage, on est tous relié mais on oublie de s’en souvenir ».

Il n’y a pas eu de plan – pas vraiment. La première période s’est mise en place – puis la seconde – je n’avais pas envie de laisser de côté certains personnages, alors voilà. Le roman a été écrit en 3 mois – il a été peu retravaillé pour l’édition.

 

La description des traits de caractères très étendus révèle une connaissance certaine de la nature humaine dont vous ne brossez pas toujours d’ailleurs un tableau très reluisant. Est-ce votre métier de professeur qui vous l’a donné ?

Plutôt la quarantaine et l’expérience que le professorat, qui est dans mon cas, un bonheur quotidien. Je suis persuadé que nous avons tous cette connaissance. Installez-vous à la terrasse d’un café, regardez passer les gens, écoutez-les, vous avez tous les romans de la terre qui défilent.

 

Les personnages sont-ils totalement inventés ou avez-vous utilisé votre vécu, sinon votre propre vie ?

Je suis – et ma vie est- dans tous et dans aucun des personnages. Ce n’est pas une pirouette. A part la fameuse Maud/Natacha, le seul personnage que j’ai réellement croisé, c’est Francis Rozé ; l’agent immobilier…j’écrivais au moment où ma femme et moi cherchions une maison, il s’est intégré au paysage – mais en fait, j’ai inventé tous les détails de sa vie. J’ai seulement gardé son nom ( pas son prénom), en hommage.

 

Vous reconnaissez-vous des influences : littéraires, cinématographiques ou autres ?

Bien sûr. Je suis un grand lecteur depuis longtemps, mais très éclectique. J’aime autant Echenoz, Modiano que Jay Mc Inerney, Auster, que Benacquista et Piccouly et puis encore Virginia Woolf et Proust et Helen Fielding (Bridget Jones) et Nick Hornby et Kerouac… J’assume le fait d’être un tissu d’influences…mais ce qui m’influence le plus au moment de l’écriture, c’est la musique. J’écris sous casque, je me débarrasse des chansons qui me hantent, La Baie de Daho sur Accès Direct, les Smashing Pumkins et Graziela de Michèle sur 1979, U2 ensuite…

 

Vous êtes publié chez un « petit » éditeur : Delphine Montalant. Avez-vous éprouvé des difficultés pour la publication de votre roman ou s’agit-il d’un choix délibéré ?

J’ai beaucoup envoyé depuis des années. J’envoyais à beaucoup de maisons – il ne faut pas en avoir honte. Delphine a répondu positivement – tout de suite.

 

Accepteriez vous une adaptation au cinéma de votre livre ?

Oui, bien sûr, mais je ne vois pas comment cela peut-être fait. Trente ans, vingt personnages. Il faudrait un Altman français.

 

Vous publierez cette année votre second roman 1979. Pouvez-vous déjà nous en parler un peu ?

Un jour, vous ouvrez vos volets et quelqu’un sur le mur en face de chez vous a graffité à la peinture rouge une date.1979. Un peu de rouge a coulé sur le sept.

Qu’est-ce que vous en pensez ?

Et d’ailleurs, vous faisiez quoi, vous, en 1979 ?

Il y a un narrateur puis 9 narrateurs, puis 7 (les mêmes moins 2 qui ne peuvent plus parler) puis 9 (encore les mêmes).

Ce roman a été un bonheur d’écriture.

 

Par Moby Dick-Ens
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Dimanche 27 août 2006

J'ai découvert cet auteur, Olivier Adam, par cette interview, chinée par hasard sur le web... Et cela m'a donné envie de lire son roman "Falaises", que j'ai commandé à l'instant ...

Voic donc l'entretien qui m'a donné cette envie (et aussi pour changer un peu ... !)

Connaissance par les gouffres

 

Livre / A l'occasion de la parution de Falaises, Olivier Adam revient sur son rapport à l'écriture, son univers créatif, et sa recherche constante d'une littérature à "hauteur d'homme". Suivez le guide. Propos recueillis par Yann Nicol

 

 

L'écriture
Olivier Adam : Écrire, pour moi, a été une vraie construction. J'ai passé tellement d'années avec la sensation d'être une enveloppe vide qu'en écrivant, je me suis réapproprié ma vie, je l'ai réinventée. Depuis que j'ai écrit Falaises, j'ai le sentiment d'avoir fini de remplir ma carcasse. J'ai répondu à la question qui est le nerf du livre : de quelle matière suis-je fait ? Quand j'ai commencé à écrire, j'avais une masse de choses à sortir qui se bousculaient, ce qui fait que sitôt un livre fini, il y en avait un autre qui me hantait. Ce qui n'est plus vrai. Avant le prochain, ce sera plus long, notamment car Falaises boucle la boucle, marque une fin de cycle.

 

 

L'autobiographie
Sur l'autobiographie, le malentendu est toujours total. Penser que l'authenticité des faits ajoute ou enlève quoi que ce soit à un livre, cela me paraît être une démission par rapport à la littérature. Arrêtons de penser qu'un livre peut dire la vérité. Je ne crois pas à une vérité, mais à une voix. Les écrivains sont tellement tous des menteurs qu'il est inutile de faire le tri entre ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. La seule chose qui est réellement autobiographique dans un livre, c'est le regard, c'est la voix de l'auteur.

Le contexte
À partir des années 70, naissent des endroits indiscernables, des villes nouvelles, sans centre, sans histoire. Des zones périurbaines, où vit le plus grand nombre, que les médias réduisent à un cliché : la banlieue. Aux USA, les écrivains prennent en compte ces zones-là alors que la littérature française les met de côté. C'est pourtant là, dans ces lieux "banals" et non romanesques, que la vie des gens se joue, et c'est la que la mienne s'est jouée. Je ne veux pas pour autant écrire "sur" la banlieue. La banlieue n'est pas le sujet du roman, mais un des lieux où il se déroule.

Les influences
J'admire les gens comme Henri Calet, Pialat ou Cassavetes, qui se situent à hauteur d'homme. Je refuse, dans la vie et dans la littérature, de me mettre au-dessus de quiconque. Calet disait qu'il ne fallait pas seulement écrire à hauteur, mais à "ras" d'homme. Je ne suis pas un juge. Un livre, à un moment donné, c'est une parole, le regard singulier de quelqu'un sur le monde. Dans Falaises, rien n'est inventé. Même si je n'ai pas tout vécu personnellement, j'ai tout vu. Je ne suis pas un intellectuel qui écrit des livres, et je ne suis pas non plus un marionnettiste. L'immense Raymond Carver dit que si on fait une nouvelle sur la serveuse d'un bar, on ne doit pas être l'écrivain dans un coin du bar qui la regarde de haut, mais l'homme assis en face d'elle en train de boire un verre.

Le style
Lorsqu'on parle de sentiment, on pense immédiatement au pathos, à la mièvrerie. A une époque où il est de bon ton d'être cynique, acide, le mot "sentiment" est presque un gros mot en littérature. Mon style est une sorte de lyrisme sec, une écriture qui n'est pas larmoyante ou doloriste et qui aborde pourtant les sentiments humains.

 

 

 

 

Par Moby Dick-Ens
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Lundi 2 octobre 2006

Voici une interview que Mireille Calmel m'a accordée en mars 2006.... Pour le plaisir de s'y replonger, la voici pour vous ... (+ d'infos : www.mireille-calmel.com/ )

Bonjour Mireille. Merci d’avoir si gentiment acc epté cette interview un peu « hors du commun », par mail.

1°) Vos romans sont tous des succès. Est-ce pour vous une libération dans l’écriture ou bien un sorte de crispation ?

Une libération bien sur j'adore ça.

2°) Vous avez sorti 5 romans, chez XO Editions (« Le lit d’Aliénor » ; « Le Bal des louve 1 & 2 » et « Lady Pirate 1 & 2 ») . Quel est votre préféré, et pourquoi ?

Le bal de louves. Emotionnellement c'est celui qui m'a procuré le plus d'émotion

3°) Vos romans verront ils bientôt des adaptations cinématographiques ou télévisuelles ?

J'espère! Mais pour l'instant rien n'est fait. Sinon une adaptation BD du lit d'Aliénor en cours... Chez Glénat probablement et avec Pierre Legein, le dessinateur de la série médiévale Dampierre

4°) Votre prochain roman… A quand sa date de sortie, et qu’en est il du thème cette fois ci ?

C'est l'histoire d'une femme écrivain qui aurait pu être moi. Histoire d'amour au delà du temps c'est aussi l'histoire d'une renaissance. A paraître chez Xo toujours à l'automne 2006

5°)
Un petit jeux autour des livres …

Votre livre culte ?
Cyrano de Bergerac par Rostand

Le classique qui vous tombe des mains ?
Le neveu de Ramot, diderot

Le classique que vous adorez ?
Tout Molière

Le livre qui a marqué votre enfance ?
Le petit prince

Le livre qui a marqué votre adolescence ?
Le seigneur des anneaux

Le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
Tous et aucun, c'était déjà en moi

Le livre que vous offrez le plus souvent ?
Cyrano bien sûr

Le livre qui vous a fait pleurer ?
idem

Le livre qui vous fait hurler de rire ?
Va voir maman papa travaille de Françoise Dorin

Le livre que vous avez écrit le plus rapidement ?
Le bal des louves et Lady pirate...

Le livre que vous auriez aimé écrire ?
Harry Potter, pas pour son succès, mais pour son univers

Pourquoi écrivez vous ?
Pour survivre

Quand écrivez vous ?
Quand je peux. En fonction de l'emploi du temps de mes enfants

Quand lisez vous ?
Idem

Par Moby Dick-Ens
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