Intro...

Bienvenue à vous sur la nouvelle version de "Bookiweb". J'aime lire, et surtout partager mes coups de coeur avec vous.  J'espère que vous aimerez vous ballader sur ces pages et pourquoi pas trouver votre bonheur ! Pour le moment je laisse pas mal de résumé et de courts commentaires, vous je vais tenter au fur et à mesure d'argumenter et d'augmenter un peu plus mes critiques... En espérant de vous revoir bientôt, n'hésitez pas à revenir faire un petit coucou et laissez vos commentaires !!!


Kévin

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Jeudi 26 octobre 2006

Bonjour à vous tous, et merci de votre fidélité ...

J'ai trouvé un hébérgeur de blog plus pratique qu'over-blog, aussi, "Bookiweb" déménage... J'ai mis sur la nouvelle version les articles qui ont le plus plu sur cette version... Et je crois que j'ai enfin trouvé mon bonheur en blog !!

Alors voici la nouvelle adresse, changez vos favoris ...

http://bookiweb.hautetfort.com

A très vite donc sur ce nouveau blog... pour de nouvelles aventures !

Kévin

par Moby Dick-Ens publié dans : Livres étrangers
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Dimanche 15 octobre 2006

Un jeune Américain publie sur la Shoah, en français, un premier roman fracassant de 900 pages. Gallimard en imprime 12 000 exemplaires. Un mois plus tard, on dépasse les 150 000 ventes de ce livre que beaucoup qualifient de chef-d'oeuvre, voire de «plus grand roman à ce jour au XXIe siècle».

C'est l'événement fracassant de cette rentrée romanesque. Les bienveillantes, de Jonathan Littell, est un aérolithe de 910 pages surgi de nulle part et qui est venu s'écraser sur le petit monde littéraire parisien en reléguant à l'arrière-plan tous les concurrents, vieux ou jeunes. Gallimard avait pris le risque énorme de tirer à 12 000 exemplaires ce premier roman pesant deux millions et demi de signes. Un mois plus tard, on a dépassé les 150 000 ventes, Littell est le favori au Goncourt, et l'écrivain franco-espagnol Jorge Semprun, lui-même rescapé des camps de la mort, parle «du plus grand roman à ce jour du XXIe siècle».

Dans un texte serré presque sans paragraphe, un jeune homme de 39 ans (35 au moment de l'écriture) prétend raconter avec méticulosité la Shoah et la guerre sur le front de l'Est, mais à travers les yeux d'un exterminateur nazi qui, quelques décennies après les faits, ne regrette rien des atrocités dont il a été responsable et témoin. Provocation suprême: le bourreau n'est pas un bureaucrate borné à la Eichmann, mais un homme d'une grande culture, qui discute de Kant, pleure sur la tombe de Lermontov et lit L'Éducation sentimentale de Flaubert au milieu des charniers. Un monstre ultracivilisé, par ailleurs homosexuel, coupable d'inceste avec sa soeur et du meurtre de sa propre mère.

 

 

Une entreprise si ambitieuse que son auteur ne pouvait pas être simplement ce jeune Américain longiligne qui a l'air sur les photos d'un étudiant de bonne famille. Et, de fait, l'auteur de cet «ovni littéraire» est peut-être aussi complexe et mégalo que son roman.

Le rendez-vous avec l'auteur a été obtenu de haute lutte. Tous les grands médias français et européens lui courent après depuis le début septembre. Mais Jonathan Littell n'est à Paris que pour cinq jours. Avant la sortie du livre, fin août, il a daigné donner quelques interviews aux grands titres parisiens, refusé d'avance toute apparition à la télé («je n'ai jamais vu la télé de ma vie»), puis il est reparti à Barcelone, où il est maintenant installé. Pour son bref passage à Paris, le 22 septembre, il a accepté de rares interviews à la radio: «Je déteste ça autant que la télé, mais c'est dans une logique de compromis avec mon éditeur...»

On suppose que s'il n'en tenait qu'à lui, Jonathan Littell ne donnerait strictement aucune interview. Partant de ce principe que, sur la Guerre, sur la Shoah, sur son «héros» baptisé Max Aue, il vient d'écrire 910 pages et n'a donc rien de plus à en dire. Pourquoi en avoir fait un homosexuel? «Je ne sais pas.» Pourquoi avoir écrit en français, alors que l'anglais reste malgré tout sa langue maternelle? «Il n'y a pas de raison véritable. Les grands auteurs que j'aime sont français, c'est tout.» Quel est le degré de culpabilité de Max Aue? «La réponse se trouve dans le roman, c'est à vous de voir. Je ne sais rien de plus que vous.» Est-ce LE roman d'une vie? «Peut-être, je n'en sais rien.»

Sans être hors norme, le parcours de Littell est à tout le moins particulier. À 3 ans, il a quitté les États-Unis avec sa famille pour l'Europe. Y a fait quelques brefs séjours, notamment pour ses études universitaires. «Sur 39 ans, j'en ai passé 12 en Amérique.» Son père, Robert Littell, est un romancier à succès. «Mais il n'est pas vrai que je lui ai servi de documentaliste. J'ai simplement vérifié certains détails matériels ou géographiques pour lui, notamment en Russie.»

Littell fils a cette particularité, outre le français et l'anglais, de parler le russe couramment, et d'avoir vécu de longues années à Moscou - c'est là qu'il a écrit en seulement quatre mois le premier jet presque définitif de son roman, fin 2002, début 2003. Il a été à l'emploi d'Action contre la faim - «ce qui m'a donné l'occasion de traiter avec des massacreurs en Tchétchénie»; il a aussi été traducteur anglais-français ambidextre. «Du français vers l'anglais, j'ai tout de même traduit des textes de haut niveau: Maurice Blanchot, Sade, Jean Genet...»

La genèse de ce texte est une longue histoire. «J'ai commencé à y penser il y a 17 ans, en voyant à la faculté cette photo célèbre d'une jeune partisane soviétique torturée et à moitié nue dans la neige. Je savais que j'en ferais un roman, et certains épisodes du roman datent de cette époque: par exemple la lecture de L'Éducation sentimentale par Max Aue au milieu des cadavres et de la débâcle. Début 2001 et pendant deux ans, j'ai mené des recherches sur le terrain, en Ukraine et en Allemagne, j'ai lu plus de 200 bouquins, bref, tout ce qui était disponible. Fin 2002, je me suis enfermé et j'ai écrit à la main, à raison de 10 pages imprimées par jour (30 000 signes!), et j'ai terminé en quatre mois le premier jet, qui s'est révélé définitif à 80 %... J'ai passé l'année 2003 à tout retaper à la machine en retravaillant la version initiale. Fin 2003, j'en étais à la quatrième mouture, définitive. Au passage, j'avais supprimé. Une centaine de pages, car il y avait des longueurs...»

Tous les critiques se sont à juste titre émerveillés devant l'impressionnante qualité documentaire, la précision maniaque des détails des massacres en Ukraine, des faits et gestes de personnages historiques tels Eichmann, Himmler ou Albert Speer. Mais ce qui donne son caractère grandiose au roman, c'est aussi et surtout cette plongée dans le cerveau d'un bourreau nazi non repenti, qui organise et bénit les bains de sang, mais pleure également sur les cadavres, subit d'effroyables malaises physiques à la vue des charniers.

«Max Aue, dit-il, est un nazi improbable, qui pour les besoins de la construction romanesque a vécu en personne tous les événements majeurs. Mais il y a eu dans la réalité tellement de types différents d'exterminateurs nazis que lui-même a bien pu exister. Jamais je n'aurais pu prendre comme héros un bureaucrate automate à la Eichmann. Il me fallait quelqu'un de complexe et de paradoxal. Max Aue, en fait, est un idéaliste; il adhère au Parti nazi dès 1932, et continue même quand les choses commencent à déraper, simplement pour rester fidèle à son idéal et à ses engagements...»

Un exercice périlleux et de haute voltige qui amène l'auteur à écrire des dizaines de pages hallucinantes sur la question de savoir si, pour les chefs nazis, certains Bergjuden d'Ukraine doivent être considérés ou non comme juifs et exterminés ou pas. Quelques centaines de pages plus loin, on retrouve Max Aue chez Eichmann où, au cours d'un dîner raffiné, ils discutent doctement de l'impératif catégorique chez Kant. Une plongée vertigineuse dans le cerveau d'un monstre, au risque de l'humaniser.

Une entreprise inédite et tellement provocante qu'on en arrive à cette question: le «jeune» Jonathan Littell, qui n'a pas connu la guerre, aurait-il pu écrire ce roman si sa famille n'était pas d'origine juive, et donc apparentée aux victimes, même de façon lointaine?

«Ma famille est arrivée aux États-Unis en 1880, et nous n'avons eu aucun lien avec des victimes de la Shoah, dit-il. Ce n'est pas en tant que juif que j'ai écrit ce livre. Ça n'a aucun rapport. D'ailleurs, quand j'étais enfant, dans ma famille, on ne parlait pas de la Shoah à la maison, mais de la guerre du Vietnam...»

 

 

Source : www.cyberpresse.ca

 

par Moby Dick-Ens publié dans : Vie littéraire
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Samedi 14 octobre 2006

Juste un petit message perso à mes visiteurs...

J'attaque en ce moment les "Bienveillantes" de Jonathan Littell, donc ne m'en voulais pas si je ne poste plus beaucoup de commentaires... Et oui, je n'en suis qu'à 100 pages sur 900 !!

En attendant, je vous ferais partager les photos prises avec Anny Duperey, ainsi que les quelques articles qui seront présents dans le n°1 du journal littéraire du lycée "Savane Littéraire" dont je suis rédacteur... Revenez bientôt, car j'ai réussi à avoir une interview exclusive, par lettre, avec Amélie Nothomb ... (bon, ok, ce n'est pas mon idée.. Merci dollycandy !)

Voila... Tant que j'y suis, j'adorerais dans les commentaires que vous me disiez ce que vous pensez de mon blog, ce que vous aimeriez que je rajoute, ce qui vous plaît ou non...

Donc à très bientôt pour des news... en attendant soyez "bienveillant(e)s" !

Amicalement à tous

par Moby Dick-Ens publié dans : Vie du webmaster
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Lundi 9 octobre 2006

Hier, je suis allé à la représentation de "Oscar et la Dame Rose", d'Eric Emmanuel Schmitt et avec Anny Duperey, à Davézieux. Je vous invite un moment dans ma vie pour vous faire partager ce grand moment ...

La séance commence à 17h... Mais bon, je suis devant la salle des spectacles de Davézieux (petit bled du côté de chez moi qui vient de faire construire une salle de spectacle... un exploit !!) à 14h, dans l'espoir de rencontrer Anny Duperey, je squatte devant le théâtre. Quand j'arrive, et le temps que je paye mes billets, j'apprends qu'elle arrive à 16h... En attendant avec Gwen, nous faisons des tours de la salle... Et quant on ressort, on apprend qu'elle est déjà là mais qu'elle se repose avant la représentation.

Avec Gwen, nous décidons de lui écrire une lettre qui lui sera remis dans sa loge, en espérant qu'elle la trouve avant de partir pour que nous puissions la rencontrer. Nous la donnons donc à la responsable du théâtre, qui elle même la remet au technicien qui s'occupe de la pièce. Il vient à notre rencontre, et super sympa, nous dit : "Ecoutez, je pense qu'après la pièce il n'y a pas de soucis vous pourrez la voir ! Je lui ferrais savoir que vous l'attendez !'" Et il nous montre la fenêtre de sa loge devant laquelle nous devrons l'attendre à la sortie... C'est déjà un bon point pour nous ! Finalement, il nous rend notre lettre qui n'a plus de raison d'être, puisque nous lui demandions dedans si nous pouvions la rencontrer plus tard...

16h30. Nous nous impatientons, et après avoir acheté le programme -et oui, admirateur fauché à fond cette fois !-, nous nous installons dans la salle. A 17h15, le spectacle commence.

La scène représente une chambre d'hôpital, avec deux chaises, un lit, une caisse de jouet, et un jeu de vitres et de portes qui coulissent en fond durant toute la représentation !

Et là, silence radio (portables éteints....)... Une petite musique se fait entendre... Et Annie Duperey fait son entrée... -applaudissements dans la salle-.
Et là, la magie commence...

Anny joue à la fois Oscar, un petit garçon atteint d'une leucémie, et Mamy Rose, une dame qui lui rend visite régulierement à l'hôpital. Personne n'ose dire à Oscar qu'il va mourir, mais il le sait. Seule Mamy Rose a les mots qu'il faut pour lui dire que, oui, il va mourir, mais qu'avant cela, il peut vivre toute sa vie.

Pendant 12 jours, il va écrire à Dieu, comme si chaque jour équivalait à 10 ans... L'enfance, l'adolescence, puis la vingtaine, l'âge de raison.. et puis la vieillesse...

On entend une dernière fois la voix d'Anny Duperey -pardon, de Mamy Rose-, et là, c'est une acclamation qui attend la comédienne... Tout le monde à la gorge sèche, les larmes aux bords des yeux... Je ne sais moi même que dire : "Ouaaaaaa....!!!"

Encore une slave d'applaudissement... Et Annie Duperey revient avec une coupe de champagne :

''C'est la première pièce jouée ici, et je suis ravie d'être celle qui a foulée ces planches pour la première fois... On va donc baptiser la scène... Merci à vous tous !"

Et elle trempe ses doigts dans sa coupe de champagne, et fait gicler le liquide aux quatre coins de la scène.. Avant de s'éclipser, après avoir reçu des mains du maire un magnifique bouquet de fleurs ....

 

.... Gwen et moi, évidemment, on va vite attendre près de sa loge, au dehors. Nathalie vient nous rejoindre. Nous ne la connaissons pas mais elle adore elle aussi Annie Duperey, et aimerait lui faire dédicacer un de ses ouvrages... On languit d'impatience... Et une demie heure après, enfin...

Anny Duperey nous aperçois !!!

"Oh, mais vous êtes là... Rentrez vite !!"

J'en crois pas mes oreilles ! Dans la loge avec Annie Duperey (j'ai un de ces culs !!) !! Bise à chacun, dédicaces, photos... Et d'une gentillesse folle... la même qu'à la télé !! "Vous êtes adorables, merci à vous trois !"..

"Merci pour cette pièce, c'était génial !"

Et son technicien lui apprend que nous sommes là depuis deux heures de l'après midi !

"Oh mon Dieu, et s'il avait plu, vous seriez trempés ! C'est trop gentil à vous ! Merci !"

Et on voit que c'est sincère, et cela fait chaud au coeur ! Elle est magnifique, rayonnante ais-je même envie de dire !

En souvenir, le programme, l'affiche du spectacle, mon livre d'or et son roman dédicacé mais, le plus beau, je crois, c'est cette brève mais merveilleuse rencontre !

Merci Annie, merci pour tout ! Ne changez pas, vous êtes extraordinaire !!

Voila... Bientôt les photos, promis !!

(et merci également à Eric Emmanuel Schmitt pour son texte magnifique et si riche en émotion !)

par Moby Dick-Ens publié dans : Vie littéraire
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Samedi 7 octobre 2006

Voici un livre de Yann Queffelec que j'ai beaucoup apprécié. Cela faisait un bout de temps que j'entendais le nom de l'auteur sans pour autant m'être plongé sur ce qu'il avait fait. Désormais, c'est chose faîte, après avoir choisi ce livre qui m'a plu.

L'histoire est celle d'un enfant noir et orphelin, Charlie, qui va être adopté par une famille dont le fils aîné, Eric, est... un néo-nazi ! Je vous laisse imaginer la cohabitation ! Surtout que ce nazi est vraiment de la pire espèce ! Il accepte, avec ses "amis" de torturer son frère en lui faisant subir toute une ribambelle d'humilations (rackets, bizutage, intimidation...).

Comment Charlie le vit-il ? Est ce que la situation va changer ? Et surtout : comment peut on infliger cela à un gamin qui est son frère, même adoptif ? Sont les questions qui me viennent à l'esprit quand je lis ce livre !

D'une écriture simple et prenante, je me suis laissé emporté, par cette histoire mélant racisme, envie d'être accepté dans une famille pour un orphelin, et par l'abrutissement des gens devant leur télévision...

A conseiller, juste pour voir où peuvent aller les limites de la raison !

Le résumé :

Charlie, un jeune Noir de treize ans, a été adopté (à l'essai) par un couple plus très jeune de la grande banlieue parisienne. Leur fils, Erik, est à la tête d'une bande de skinheads qui « assure la sécurité » dans la ville. Très vite, le jeune garçon deviendra le souffre-douleur de ce tyran en herbe qui ne sait qu'inventer pour le terroriser : racket, menaces de mort, mises en scène macabres, sont de tous les instants. Se plaindre est, bien sûr, hors de question, et les rêves de l'adolescent en sont totalement perturbés.


par Moby Dick-Ens publié dans : Livres en Français
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Mercredi 4 octobre 2006

J'ai découvert ce livre grâce à l'auteur lui même, qui m'a envoyé un mail de félicitation pour ce blog ! Je n'ai lu ce livre que 3 mois après notre premier échange de mail... dès que j'ai eu un peu de temps pour lire !! Bref, j'ai lu ce livre il y a trois semaines, et en voici, enfin, mon article !

Déjà, l'histoire : A dix-huit ans, Arthur, fils de hobereaux creusois, sans nom ni biens, quitte son terrible pensionnat pour monter à Paris. Il abandonnera pourtant assez vite ses études tant espérées. Nous sommes en 1857 et les relations, pour peu que l’on ait quelque talent, pallient tous les manques. C’est à l’aube du xxe siècle qu’il nous retrace, par ses Mémoires, l’histoire de ce Paris du Second Empire qui accueillait si bien les ambitieux de son espèce, en leur ouvrant les portes des salons et des boudoirs. Dans une capitale bouleversée par les travaux du baron Haussmann, il nous dit comment, en expérimentant toutes les formes de licences qu’autorisait l’époque, insouciante, d’avant la Commune, il est devenu un homme riche, comblé de plaisirs et d’amour, mais seul, en fin de compte.

Ensuite, outre le fait que l'histoire en elle même m'a beaucoup plu, j'ai adoré le style recherché de l'auteur, on voit une documentation derrière le texte (ce qu'il m'a confirmé ensuite : 7 à 8 ans de travail !!). Le vocabulaire est extrémement riche, et cela fait du bien de lire des livres où chaque ligne a été pensée et travaillée !

On s'attache facilement à tous les personnages que l'on croise, et c'est un peu de nous même que l'on retrouve dans cet excellent bouquin. De la Creuse à Paris, il n'y a qu'un pas. Et de l'innocence au libertinage, il en est un autre. Mais je crois que ce qui m'a vraiment plu dans ce livre, c'est qu'il représente vraiment ce que représente pour moi le 19ème siècle. Si vous souhaitez vous plonger dans une époque antérieure à la notre, et où tout est encore permis (ou presque...!) , lisez ce livre !

Voila... Je vais lire prochainement (ce qui veut dire: dans une semaine ou dans 6 mois !) d'autres romans de cet auteur que je vous invite à découvrir ! D'ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur lui, son site fait parti de mes liens ! A très vite Arnault !

 

par Moby Dick-Ens publié dans : Livres en Français
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Lundi 2 octobre 2006

Voici une interview que Mireille Calmel m'a accordée en mars 2006.... Pour le plaisir de s'y replonger, la voici pour vous ... (+ d'infos : www.mireille-calmel.com/ )

Bonjour Mireille. Merci d’avoir si gentiment accepté cette interview un peu « hors du commun », par mail.

1°) Vos romans sont tous des succès. Est-ce pour vous une libération dans l’écriture ou bien un sorte de crispation ?

Une libération bien sur j'adore ça.

2°) Vous avez sorti 5 romans, chez XO Editions (« Le lit d’Aliénor » ; « Le Bal des louve 1 & 2 » et « Lady Pirate 1 & 2 ») . Quel est votre préféré, et pourquoi ?

Le bal de louves. Emotionnellement c'est celui qui m'a procuré le plus d'émotion

3°) Vos romans verront ils bientôt des adaptations cinématographiques ou télévisuelles ?

J'espère! Mais pour l'instant rien n'est fait. Sinon une adaptation BD du lit d'Aliénor en cours... Chez Glénat probablement et avec Pierre Legein, le dessinateur de la série médiévale Dampierre

4°) Votre prochain roman… A quand sa date de sortie, et qu’en est il du thème cette fois ci ?

C'est l'histoire d'une femme écrivain qui aurait pu être moi. Histoire d'amour au delà du temps c'est aussi l'histoire d'une renaissance. A paraître chez Xo toujours à l'automne 2006

5°)
Un petit jeux autour des livres …

Votre livre culte ?
Cyrano de Bergerac par Rostand

Le classique qui vous tombe des mains ?
Le neveu de Ramot, diderot

Le classique que vous adorez ?
Tout Molière

Le livre qui a marqué votre enfance ?
Le petit prince

Le livre qui a marqué votre adolescence ?
Le seigneur des anneaux

Le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
Tous et aucun, c'était déjà en moi

Le livre que vous offrez le plus souvent ?
Cyrano bien sûr

Le livre qui vous a fait pleurer ?
idem

Le livre qui vous fait hurler de rire ?
Va voir maman papa travaille de Françoise Dorin

Le livre que vous avez écrit le plus rapidement ?
Le bal des louves et Lady pirate...

Le livre que vous auriez aimé écrire ?
Harry Potter, pas pour son succès, mais pour son univers

Pourquoi écrivez vous ?
Pour survivre

Quand écrivez vous ?
Quand je peux. En fonction de l'emploi du temps de mes enfants

Quand lisez vous ?
Idem

par Moby Dick-Ens publié dans : Interviews d'écrivains
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Dimanche 1 octobre 2006

L'adaptation de ce roman arrive bientôt dans les salles et j'ai voulu, avant d'aller le voir, lire le livre pour pouvoir me faire mon propre film... J'ai beaucoup aimé, et j'avais envie de vous faire partager cette lecture !

Ce roman raconte le destin extraordinaire de Jean-Baptiste Grenouille, homme qui compta parmi les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Ce monstre de Grenouille avait un don ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car « qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes »

Ce qui m'a énormément plu dans ce roman, c'est le fait que l'on arrive, grâce aux mots, à "sentir" toutes ces odeurs décrites par l'auteur. La vie de Jean Baptiste Grenouille est aussi assez impressionante, et on prend plaisir à le suivre dans son univers, entre dévorations, envies et sentiments...parfumés ! Ma libraire m'a expliqué que ce livre avait connu un véritable succès à sa sortie en 1989 (année de ma naissance ^^ ) et je m'y suis plongé avec délice, en comprenant bien sûr pourquoi ce roman avait eu un tel retentissement !

Il me tarde donc de voir l'adaptation cinématographique, qui sera je l'espère, à la hauteur de mes attentes ! La bande annonce est plutôt alléchante, et donne envie d'en voir plus.

Et vous, avez vous lu ce livre ? Etes vous allé voir le film, ou comptez vous le faire ? Qu'en avez vous pensé ?

par Moby Dick-Ens publié dans : Livres étrangers
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Mardi 12 septembre 2006

Je viens d'apprendre que les albums d'Astérix et de Tintin allaient ressortir en éditions spéciales... Et je vais me les offrir, car j'adore ces deux BDs ! Ci joint un article tiré du blog d'un confrère blogueur, que vous pourrez retrouver sur son blog : http://infobd.over-blog.com/

Les 2 plus grands héros de la bande dessinée, j'ai nommé Astérix et Tintin vont avoir droit à l'automne prochain à un petit lifting surtout en ce qui concerne notre Gaulois préféré. En effet, Hachette (éditeur des 24 premiers albums), et Albert René ont eu l'idée de sortir une version entièrement restaurée des aventures d'Astérix. Au programme de cette mission baptisée pour l'occasion  "Refondation", les albums auront droit au réencrage, à la recolorisation ainsi qu'au relettrage. Au total, 1 444 planches pour 32 albums ! Cette nouvelle collection de luxe des aventures du gaulois le plus célèbres de la bande dessinée paraîtra à partir de novembre avec pour point de départ, les albums :

- Astérix le Gaulois,
- Astérix et Latraviata,
- Astérix et la serpe d'or,
- et Astérix et la rentrée gauloise.

Ces albums se verront grandir d'environ 20% par rapport à l'édition traditionnelle. Les premiers tirages seront de 20 000 exemplaires avec un prix de lancement de 14.90 euros pour finir à 17.80 euros par la suite. Petit plus de cette nouvelle collection, lorsque tous les albums seront réunis, les tranches dessineront une frise représentant le village des Gaulois.



Quant à Casterman, ils se voudront plus sobre dans leur démarche, puisqu'il proposeront "Les aventures de Tintin" en petit format pour un prix de 4.50 euros. Cette offre sera disponible à partir du 15/09/2006 avec les titres suivants :

- Tintin au pays de soviets,
- Tintin au Congo,
- Tintin en Amérique,
- Les cigares du pharaon,
- Le lotus bleu,
- et L'oreille cassée.

De bien belles initiatives pour cet automne.

par Moby Dick-Ens publié dans : Vie littéraire
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Mercredi 6 septembre 2006

J'ai lu ce livre après en avoir entendu parler à la radio... Les thèmes abordés sont ceux que j'apprécie dans la littérature : la guerre, la vie des civiles... et le tout écrit par  un écrivain de la "nouvelle vague" => le bonheur !

Ce roman, court, raconte l'histoire d'un frère et d'une soeur qui vivent sur les cadavres de leurs parents et se font passer pour mort, après la fusillade qui a eu lieu dans leur maison. Ils vivent dans la peur, à chaque instant. Le narrateur, Odell, un adolescent, nous décrit sa vie durant quelques jours. Comment tout est arrivé, comment chaque jour sa soeur Hamjha et lui se recroquevillent sur les corps décharnés de leurs parents, afin que les soldats ne se rendent pas compte de leur tromperie.  En fait, l'histoire, c'est "juste ça". Mais il y en a assez. Suffisamment pour ne pas nous plonger dans une horreur complète. Suffisamment court, donc, pour dire ce qu'il y a a dire, et c'est déja beaucoup !
Un roman pertinent, au goût âcre et de plomb, qui laisse une saveur amère dans la bouche. Un premier roman pour Arnaud Cathrine... mais qui est loin d'être le dernier, et qui nous ouvre les portes sur un nouvel univers romanesque.

Voici le résumé :

A 24 ans, Arnaud Cathrine publie son premier roman : Les yeux secs, un récit émouvant sur la survie clandestine de deux adolescents, Odell et Hamjha, le frère et la sœur, dans un pays en pleine guerre civile. Un jour de février, la milice a fusillé tous ceux qui étaient sur la liste. La liste noire à laquelle certains ont échappé au prix d'une collaboration active, et qui décide froidement du sort des opposants, mettant la mort en marche irrémédiablement. Dans le hall d'une maison, quatre corps gisent sur le sol, "un homme et une femme d'une cinquantaine d'années et deux adolescentes" ; quelques heures après la fusillade, les corps des deux parents sont emportés par la milice, et les adolescents, qui ont feint leur propre mort, se sont cachés au grenier. Commence alors une clandestinité oppressante, au silence mêlé de peur désarmante et d'espoir perdu.

par Moby Dick-Ens publié dans : Livres en Français
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